Avec une hausse des ventes de 3,5%, l'année 2011 sera la deuxième meilleure année réalisée par les producteurs du célebre vin français. Mais le marché devrait se tasser dans les trois prochaines années.
L'année 2011 aura été pétillante pour les producteurs de champagne! Les professionnels du célèbre vin français ont en effet connu une année quasi historique avec des chiffres de ventes record, en hausse de 3,5% sur un an. La reprise des ventes de champagne s'est amorcée en 2010 avec une hausse de 8,9% après un repli de 5% en 2008 et 9% en 2009. Et elle s'explique avant tout par le dynamisme des exportations.
Sur l'année qui vient de s'achever, près de 330 millions de bouteilles ont été expédiées dans le monde, après 319,5 millions en 2010, selon les estimations du Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC). Si les chiffres sont confirmés, les ventes pourraient ainsi s'approcher du record de 339 millions atteint en 2007. Et le chiffre d'affaires du secteur a lui aussi augmenté 4,1 milliards d'euros réalisés l'an dernier grâce notamment des hausses de prix comprises, en moyenne, entre 3% et 5%. Le précédent record réalisé également en 2007 avec 4,5 milliards d'euros de ventes de champagne dans le monde. «L'année 2011 est une bonne année, qui poursuit le rattrapage entamé en 2010 après deux ans de forte baisse (...) Le champagne va profiter d'une hausse en valeur et en volume», déclare Thibaut Le Mailloux, porte-parole du CIVC, qui rassemble les vignerons, les coopératives et la centaine de «maisons» de champagne regroupant les grandes marques.
Les exportations dopent les ventes Outre la France, premier marché du champagne avec 55% des ventes en volume, ses adeptes se trouvent aux États-Unis, deuxième marché d'exportation, en Australie, en Italie, en Belgique mais également dans les pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Les producteurs ont écoulé plus d'un million de bouteilles dans chacun de ces pays et les taux de (...)
Exit la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, comme le prônait jusque l François Hollande? Après un article des Echos publié mardi expliquant que le candidat socialiste la présidentielle visait désormais un «rapprochement» des deux impôts plutôt qu'une fusion, Michel Sapin, responsable du projet présidentiel du candidat, a détaillé mardi sur le LCI le projet fiscal. Objectif désormais affirmé: réformer tant la CGS que l'IR pour gommer les défauts de l'une et l'autre contribution, mais sans pour autant les transformer en un impôt unique. La CSG deviendrait progressive -contrairement aujourd'hui- et l'assiette de l'IR, aujourd'hui mitée par de nombreuses niches- serait élargie.
Fusion ou rapprochement, «l'objectif est toujours le même, a précisé Michel Sapin. Aujourd'hui, tous les Français payent un impôt sur le revenu qui est la CSG. Ils payent même beaucoup plus de CSG que d'impôt sur le revenu». Or, la contribution sociale généralisée «est fixée de la même manière pour quelqu'un qui gagne 700 euros ou 100.000 euros par mois», a observé le député de l'Indre. «Il y a une injustice, il faut mettre de la progressivité, de la justice».
De l'autre côté, a poursuivi Sapin, il y a «l'impôt sur le revenu dont le principe est juste - celui de la progressivité - , sauf que la base est tellement étroite! Par exemple, les revenus du capital payent beaucoup moins d'impôt que les revenus du travail». «C'est ça le rapprochement», a-t-il insisté : «Une base juste et des taux justes».
L'ex ministre de l'économie a assuré que le quotient conjugal (déduction pour les couples qui payent ensemble des impôts) serait préservé. Quant au quotient familial (demi-part de déduction par enfant), il a expliqué: «Aujourd'hui, un enfant de riche, ça apporte beaucoup plus de baisse d'impôts qu'un enfant de pauvre. Est-ce normal ? Non». «Il faut faire en sorte que ce soit juste», a-t-il (...)